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Corée du Sud: l'ex-président Yoon fait appel de sa condamnation à vie pour sa loi martiale
information fournie par AFP 24/02/2026 à 04:11

Une partisante de l'ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol devant le tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026 ( AFP / Jung Yeon-je )

Une partisante de l'ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol devant le tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026 ( AFP / Jung Yeon-je )

L'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a fait appel de sa condamnation à la prison à vie pour avoir déclaré la loi martiale en 2024, ont annoncé mardi ses avocats.

"Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de signaler clairement les problèmes que pose cette décision, non seulement dans les archives du tribunal, mais aussi devant le jugement de l'histoire à venir", a déclaré l'équipe juridique de M. Yoon dans un communiqué.

Jeudi dernier, le tribunal du district central de Séoul a condamné M. Yoon à la perpétuité pour avoir "dirigé une insurrection" en décrétant soudainement la loi martiale le 3 décembre 2024 et en envoyant l'armée au Parlement pour le museler.

L'ex-dirigeant conservateur âgé de 65 ans avait justifié cette mesure-choc par de vagues menaces posées selon lui par des "forces anti-Etat" affiliées à la Corée du Nord, et par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, faisait échec à toutes ses initiatives.

Cette capture d'écran tirée d'une vidéo distribuée par le tribunal central de Séoul et diffusée par l'agence Yonhap montre l'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol (2e à gauche) assistant à son procès pour insurrection à Séoul, le 19 février 2026 ( YONHAP / Handout )

Cette capture d'écran tirée d'une vidéo distribuée par le tribunal central de Séoul et diffusée par l'agence Yonhap montre l'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol (2e à gauche) assistant à son procès pour insurrection à Séoul, le 19 février 2026 ( YONHAP / Handout )

La cour a considéré que "l'intention" de M. Yoon lors de la crise de la loi martiale "était de paralyser l'Assemblée pendant une période considérable", selon le juge Ji Gwi-yeon.

Un nombre suffisant de députés avait réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats et à voter une résolution contre ce coup de force, l'obligeant à faire marche arrière.

Le régime civil n'avait finalement été suspendu que six heures, mais cette tentative a provoqué une profonde crise politique dans le pays. Elle a déclenché des manifestations massives, semé la panique sur les marchés boursiers et pris au dépourvu des alliés militaires essentiels de la Corée du Sud tels que les Etats-Unis.

- Verdict "difficile à accepter" -

Après des mois de chaos politique, Yoon Suk Yeol a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle et les Sud-Coréens ont élu le président Lee Jae Myung, issu de l'opposition de gauche, lors d'une élection anticipée en juin.

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, lors d'une audience de son procès en destitution à la Cour constitutionnelle, le 13 février 2025 à Séoul ( POOL / JEON HEON-KYUN )

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, lors d'une audience de son procès en destitution à la Cour constitutionnelle, le 13 février 2025 à Séoul ( POOL / JEON HEON-KYUN )

La semaine dernière, l'ancien dirigeant avait déclaré le verdict "difficile à accepter", sans indiquer s'il allait faire appel ou non.

"Même si cette décision (de la loi martiale, ndlr) a été prise dans ce que je pensais être l'intérêt national, je présente mes sincères excuses à la population pour la frustration et les difficultés qui ont finalement résulté de mes lacunes", a déclaré M. Yoon dans un communiqué publié vendredi par l'intermédiaire de son avocat.

"Nous ne resterons pas silencieux face à la mise en cause excessive" de M. Yoon, ont déclaré ses avocats mardi.

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